Un court-circuit sur une prise de garage ouvre son disjoncteur, l’interrupteur différentiel de la rangée et parfois le disjoncteur de branchement. La sécurité a fonctionné, mais la coupure de toute la maison n’est pas toujours inévitable. La sélectivité cherche à faire ouvrir l’appareil le plus proche du défaut tout en laissant les autres circuits alimentés.
Cette coordination ne se règle pas en augmentant au hasard le calibre amont. Elle dépend du type de défaut, des courbes de déclenchement, du courant de court-circuit disponible, des sensibilités différentielles et des temporisations prévues. Le diagnostic commence donc par identifier exactement les manettes tombées et l’ordre dans lequel elles ont ouvert.
Photographiez la position de toutes les protections immédiatement après l’événement. Identifiez si le défaut provient d’une surcharge, d’un court-circuit ou d’une fuite à la terre. Relevez références, calibres, courbes, sensibilités et temporisations des appareils en série.
Notez le circuit, l’équipement et la manœuvre qui ont précédé la coupure. Vérifiez si le même défaut coupe toujours les mêmes niveaux. Repérez les usages qui ne doivent pas être privés inutilement d’alimentation.
La sélectivité ampèremétrique utilise des seuils différents entre appareils aval et amont. La sélectivité chronométrique laisse l’appareil aval agir avant une protection amont temporisée compatible. La zone magnétique instantanée d’un disjoncteur peut chevaucher celle de l’appareil amont.
Deux dispositifs différentiels instantanés de même sensibilité ne sont pas nécessairement sélectifs. Le courant de court-circuit réel détermine la zone des courbes sollicitée. La protection des conducteurs et des personnes reste prioritaire sur la continuité de service.
Pour fixer le cadre technique, le guide Legrand des protections du tableau précise que les disjoncteurs divisionnaires protègent les circuits contre surcharges et courts-circuits tandis que les interrupteurs différentiels répondent aux fuites de courant.
Classer les causes plausibles
Les courbes de déclenchement des disjoncteurs amont et aval se chevauchent au courant du défaut. Un interrupteur différentiel de rangée et le branchement réagissent tous deux à la même fuite. Le disjoncteur divisionnaire possède un pouvoir de coupure ou une caractéristique inadaptée.
Plusieurs tableaux ont été ajoutés sans étude de coordination. Une protection amont a été remplacée par une référence non équivalente. Le défaut est si important que plusieurs appareils instantanés ouvrent presque simultanément.
Mesurer dans un ordre sûr
Reconstituez le schéma unifilaire et la chaîne exacte des protections en série. Mesurez ou calculez les courants de défaut aux points significatifs de l’installation. Superposez les courbes constructeur ou consultez leurs tableaux de sélectivité.
Testez les fonctions différentielles avec un appareil prévu pour mesurer courant et temps de déclenchement. Vérifiez chaque disjoncteur avec une charge normale avant toute simulation de défaut. Documentez la séquence d’ouverture sans créer volontairement un court-circuit dangereux.
Si seul l’appareil aval ouvre dans les plages calculées, la coordination est satisfaisante pour ce cas. Si l’amont ouvre d’abord sur surcharge, examinez calibres, sections et temporisations compatibles. Si deux différentiels instantanés réagissent ensemble, étudiez une architecture sélective autorisée.
Si le branchement ouvre sur court-circuit élevé, vérifiez les données fabricant avant toute modification. Si les références ont changé, recalculez la coordination avec les appareils réellement posés. Si la sélectivité totale est impossible, protégez au moins les usages critiques par une répartition raisonnée.
Choisir une correction proportionnée
Remplacez uniquement les protections dont la coordination et l’adaptation au circuit sont démontrées. Réorganisez les groupes différentiels pour limiter l’étendue d’une coupure. Séparez les usages sensibles sur des départs clairement identifiés.
Adaptez sections, protections et pouvoir de coupure comme un ensemble. Mettez à jour le schéma unifilaire et les références après intervention. Consignez les limites de sélectivité pour les défauts de très forte intensité.
Pour choisir une correction compatible, la synthèse Legrand sur les causes de déclenchement précise que il faut distinguer surcharge, court-circuit et défaut d’isolement avant de modifier un calibre ou de remplacer une protection.
Refuser les raccourcis dangereux
Augmenter un calibre amont peut laisser un câble sans protection correcte. Temporiser une protection des personnes sans dispositif conçu pour cela est dangereux. Choisir des appareils uniquement par leur intensité nominale ignore leur courbe réelle.
Tester la sélectivité en provoquant un court-circuit expose à un arc et à des dégâts. Mélanger des tableaux de coordination de gammes différentes donne une conclusion invalide. Promettre qu’aucun défaut ne coupera l’amont dépasse ce que les courbes peuvent garantir.
Le dossier sur l’affectation des circuits sous les bons dispositifs différentiels complète cette analyse.
Vérifier les références applicables
Pour préparer la réception, le manuel Hager des principes de protection précise que la sélectivité entre appareils amont et aval se vérifie avec leurs caractéristiques et des tableaux de coordination, et ne se déduit pas du seul écart entre calibres.
Pour un défaut situé sur un circuit terminal qui ouvre aussi une protection amont et prive tout le logement d’électricité, l’absence de tension doit être vérifiée avec une méthode et un appareil adaptés par une personne compétente.
Cette photographie sert à limiter une panne au circuit réellement en défaut sans diminuer la protection des personnes, des câbles ni du branchement.
Pour un défaut situé sur un circuit terminal qui ouvre aussi une protection amont et prive tout le logement d’électricité, le dimensionnement inclut les pointes de démarrage, la simultanéité des usages et l’évolution vraisemblable de l’installation.
Comparer des devis portant sur le même résultat — Un défaut local coupe toute la maison
Pour un défaut situé sur un circuit terminal qui ouvre aussi une protection amont et prive tout le logement d’électricité, l’offre cohérente décrit le défaut constaté, le résultat attendu et le contrôle qui prouvera la correction.
Contrôler avant de refermer
Chaque protection porte une référence correspondant au schéma final. Les temps différentiels mesurés respectent l’architecture retenue. Les conducteurs restent correctement protégés par les nouveaux réglages.
Réceptionner sous charge réelle
Un défaut fonctionnel contrôlable reste limité au départ prévu. Les usages sensibles ne partagent plus inutilement un même groupe. Le dossier de réception contient courbes, hypothèses et limites de coordination.
Éviter les promesses absolues
La bonne intervention permet de limiter une panne au circuit réellement en défaut sans diminuer la protection des personnes, des câbles ni du branchement sans diminuer la protection des personnes ni déplacer le risque vers un autre circuit.
Le second guide sur la distinction entre surcharge et connexion qui chauffe aide à replacer le chantier dans le fonctionnement du logement.
La méthode en sept décisions
Pour un défaut situé sur un circuit terminal qui ouvre aussi une protection amont et prive tout le logement d’électricité, la qualité du résultat tient autant à la mesure, au dimensionnement et à la réception qu’au matériel posé.